29 janv. 2013

HCMV culturelle

Quand je m'absente de mon blog aussi longtemps, c'est pour vous donner de quoi lire !

Vendredi 28 décembre, c'est dans l'euphorie la plus totale que j'ai quitté mon travail : ma mission du soir était de rentrer faire ma valise pour partir en week-end ! Et en avion qui plus est ! Je me suis sentie adulte, tout à coup. Vol de 23h25 direction Hô-Chi-Minh-Ville, c'est parti.
C'est donc dans un avion que j'ai passé le cap des 25 ans, bien accompagnée par Aurélie, Julie et Kim-Lin.

Ne vous méprenez pas, nous sommes heureuses de partir en week-end, mais lassées du retard de l'avion. Quand diable inventeront-ils des cabines de téléportation ?!
Arrivées à HCMV, une chambre d'hôtel 5 étoiles nous avait été réservée par le cousin de Kim, Nicolas. Mais comme le réceptionniste a voulu faire du zêle, il l'a cédée à quelqu'un d'autre. Deux heures du matin, je me sens peu d'humeur à affronter ce genre de galères. Mais comme je vous l'avait dit précédemment, au Vietnam tout s'arrange rapidement. Nous avons donc été dormir à l'hôtel voisin, à 4 dans une chambre pour 3 sans clim pour le petit côté fun.

Qu'est-ce qu'on fait quand on se réveille dans une ville, qu'on a chaud et qu'on se sent de très bonne humeur ? On va manger, pardi ! Et à HCMV ce n'est pas le choix qui manque lorsqu'on a un petit creux. C'est presque devenu un supplice pour moi de devoir me décider (quand on se rend compte que choisir quelque chose revient à éliminer tout le reste, c'est dur. Ha mais c'est parce que j'ai 25 ans, je mûris.)
Le prochain post sera donc entièrement consacré au miam miam. J'ai hâte, et vous aussi je parie !

HCMV est un très grande ville, mais la plupart des sites touristiques se trouvent dans le district 1. Une aubaine pour nous qui adorons marcher et avons un peu perdu cette habitude à Hanoi... Première observation positive sur la ville : certes il y a de la circulation, mais au moins ici les trottoirs ne sont pas réservés aux places de parking pour les motos, ils sont bien faits pour les piétons !
Nous avons commencé par visiter le Palais de la réunification. Attention, ce qui suit est un résumé extrêmement succinct de son histoire. Construit en 1868 par les colons français, il était d'abord palais de Norodom (du nom du roi cambodgien mais je n'ai toujours pas trop saisi pourquoi puisque le palais servait au gouverneur de Cochinchine. Une grosse révision de mes cours d'histoire s'impose.), puis Palais du gouverneur général d'Indochine, puis palais présidentiel du président du Sud du Vietnam, Ngo Dinh Diem. Détruit par des bombardements en 1962, Ngo Dinh Diem le fait entièrement reconstruire et il devient le palais de l'Indépendance. Il est ensuite pris d'assaut lors de la chute de Saigon en 1975 et devient le quartier général de l'administration militaire de Hô Chi Minh. (Mais on me dit aussi qu'il est resté tel quel depuis 1975... Je ne sais plus ce que je dois croire !)

Je l'ai trouvé un peu effrayant : un bâtiment énorme froid, d'énormes salles de réunions, de banquets, une salle de projection, et le clou du spectacle : deux sous sols blindés dans lesquels se trouvent la salle des archives, des radios, la cuisine (en cas de bombardement, nous sommes sauvés la cuisine est toujours là. Les gourmands avaient même des sorbetières géantes), divers bureaux, le salon de guerre etc...
Bon, j'aurais certainement dû prendre un guide pour comprendre un peu mieux ce que j'étais en train de visiter, parce que j'ai l'impression d'être passé à côté de la moitié de l'intérêt architectural et historique du bâtiment. Du coup ce que je vous retranscris n'est pas très instructif !

Une des nombreuses salles de réception

Le bureau du président !

Qui des deux rugit le plus fort ?

Simples trophées de chasse... Valérie Damidot devrait s'inspirer de ce genres de choses.

Je vous emmène faire une visite du sous-sol !

Alors ça c'est le bureau de Sylvie de la compta, mais là elle est partie en pause dèj.

Des couloirs très chaleureux.

Dans lesquels il est facile de s'imaginer séquestré par un tueur fou.

Mad Men, ça vous dit quelque chose ?

Grosse teuf avec Boris à la sono.

Le guichet est ouvert de 10h à 12h et de 14h à 15h30 sauf le vendredi.

Officier ! Apportez-nous une demie douzaine de téléphones, nous allons conquérir le monde.


Nous avons ensuite été visiter la poste centrale (construite entre 1886 et 1891, la charpente métallique est de Gustave Eiffel). J'ai aimé les petits pots de colle pour coller les timbres !







Juste à côté il y a la cathédrale Notre-Dame de Saïgon (construite de 1877 à 1880. Toute de briques marseillaises vêtue, et décorée de vitraux chartains.) Je n'ai pas pu y entrer parce qu'il y avait un office...



Nous avons arpenté la ville toute la journée en profitant de la chaleur et avons trouvé toutes sortes de raisons pour se poser dans divers cafés. La meilleure des raisons, c'était quand même de recevoir un joli pendentif pour mon anniversaire de la part de mes trois adorables colocs. Le matin lorsque j'étais sous la douche, elles avaient également caché des gourmandises dans ma valise ! 



Au détour d'une conversation, Nicolas nous a demandé si nous avions déjà eu le plaisir de nous faire nettoyer les oreilles au Vietnam. Regards un peu déconcertés de notre part. Mais curiosité oblige, nous l'avons suivi dans un salon qui cure les oreilles de ses clients pour la modique somme de 40.000 vnd. 
Bon, il paraît que cette pratique est très appréciée parce qu'elle est assimilable à un plaisir sexuel. Personnellement, ça m'a plutôt fait l'effet d'un rendez-vous chez le dentiste : j'étais crispée et pas franchement conquise par les sensations procurées. Mais maintenant j'ai les oreilles propres !
Le "cureteur" est armé d'une panoplie d'instruments et pose les petits trophées extraits des oreilles sur... les mains du clients. (j'étais horrifiée mais la curiosité l'a emporté : je voulais voir ce qu'il allait retirer)
Ils coupent aussi les cheveux et la barbe des hommes, et... je ne m'en suis pas remise mais je les ai vus nettoyer les yeux d'un client à l'aide de ce qui m'a semblé être une tige surmontée d'une petite bille métallique. Cauchemardesque.

Pour Noël prochain, je veux la panoplie du parfait petit cureteur.

Ça faisait beaucoup rire Kim-Lin

Tandis que moi j'étais très sérieuse (en vrai j'avais très peur qu'à mon moindre mouvement il ne me perce le tympan)

Faire coup' coup' ce n'est pas une mince affaire !

Après toutes ces aventures nous avions bien mérité de s'asseoir dans un bia hoi pour regarder les passants en mangeant des œufs de cailles et des cacahuètes.
 





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