31 oct. 2012

Circulez, rien à voir

Le quartier où je travaille est assez moderne, avec des pâtés de maisons bien plus traditionnels. Juste en face du bureau par exemple, il y a un bloc de petits restaurants et boutiques de plain pied. On y trouve des repas peu chers et délicieux, des revendeurs de déco Ikea, des réparateurs de scooter, des cafés... Enfin, je devrais parler au passé.
Figurez-vous que lundi matin, la police a débarqué avec une pelleteuse et ils ont tout rasé. Je suis sortie pour prendre des photos, mais je me suis fait rembarrer par la police (ah booooon ?) du coup le reste des photos est pris de derrière la vitre. J'étais un peu atterrée, mais personne n'avait l'air plus choqué que ça, y compris mes collègues vietnamiens... On m'a expliqué que la destruction était prévue depuis longtemps mais qu'il n'y avait pas eu de date arrêtée. On m'a regardé de travers quand j'ai demandé si les gens qui détruisait tout ça leur avait déjà trouvé un autre quartier où travailler ou bien s'ils étaient sans commerce.
Tous les commerçants ont sortis tables, chaises, soupes et compagnie sur le trottoir pour regarder la scène. En quelques heures c'en était fini du quartier, mais ils ont laissé le soin aux habitants et éboueuses de trier les matériaux et les déchets.
J'ai été impressionnée par la rapidité avec laquelle ça a été effectuée. Le lendemain, seuls des petits paquets de polystyrène volaient au vent, le terrain semble être prêt pour la construction d'un énorme building (hôtel ? centre commercial ? j'ai même entendu dire Burger King... mais ça me désole un peu)


Tout l'attirail du restaurant sorti à la va-vite sur le trottoir

Trier les briques, la tôle, le polystyrène...

Vue du quartier où je travaille. Rien à voir avec le centre ville !

24h plus tard...

26 oct. 2012

La surprise du jour

Âmes sensibles, s'abstenir. Pour vous aujourd'hui, le chien au marché !


Je les préfère comme ça...

Mais détendons-nous, il y a aussi de très belles choses au marché !

Et puis d'autres bien glauques, comme je les aime

23 oct. 2012

No comment

Hanoi regorge de surprises dans les rues. Pour vous aujourd'hui, l'énigme du dindon.


22 oct. 2012

Cát Bà, fais-moi rêver !


Samedi matin, réveil aux aurores pour taxi/bus/bateau/bus en direction de Cát Bà, dans la baie d'Ha Long.
L'organisation vietnamienne m'a impressionnée. On ne t'explique pas grand chose et tu penses qu'on ne t'a pas compris/qu'on va t'arnaquer/qu'on t'emmène n'importe où alors qu'en fait, tout était parfait, jusqu'au timing.

Nous étions neuf filles sur un bateau, avec un équipage qui nous a bien soignées. 
Au programme : s'extasier devant les îlots rocheux, (avoir hâte de chercher sur wikipedia comment tout ça s'est formé),
voguer entre les villages flottants de pêcheurs,
manger,
faire du canoë pour rejoindre des lacs intérieurs en passant par des grottes,
prendre l'apéro au soleil couchant avec la bière nationale,
dîner (ben oui, si on ne mange pas, on meurt),
casser les oreilles à tous les clients du bar flottant en se déchaînant sur de grands classiques au karakoké (rappelez-vous, neuf filles, de la bière)
et le clou du spectacle... dormir à la belle étoile sur le ponton du bateau. C'était magique.
Bon, l'orage de 6h du matin, lui, était moins magique mais nous avons été tellement efficaces pour rentrer dans la cabine qu'on s'est rendormies de suite.
Le lendemain, nous avons refait du canoë et nous sommes baignées. Ça nous a fait un bien fou d'être au calme pendant deux jours, et nous serions bien restées un peu plus longtemps en mer...

Le plus : j'avais toujours entendu dire que la baie d'Ha Long était presque désagréable à cause de l'affluence des touristes. Cát Bà c'est la solution pour les éviter ! On s'est senties seules au monde ! (enfin presque)
Le moins : l'eau est quand même par endroit sacrément polluée. Beaucoup de choses flottent : poissons morts, plaque de polystyrène, sacs, déchets en tout genre... c'est un peu tristoune.

J'ai du mal à me remettre de ce paysage !


Les photos suivantes ont été prises par Julie (prochain investissement, un appareil photo réflex numérique...?)

Les sirènes du bateau

Oui bon, des rochers, t'en as vu un tu les as tous vus, quoi... (ha ha ha)
J'ai même mangé (et aimé) du calamar !

Le soleil se couche bien trop tôt ici

Mais du coup, l'apéro est plus tôt, aussi









18 oct. 2012

Les joies du supermarché

A côté de notre lieu de travail (ah oui, tiens, il faudrait que je vous raconte un peu ce pour quoi je suis venue) il y a un supermarché. Dans un centre commercial. Un énooorme centre commercial.

J'ai un peu honte de l'avouer, mais passer les portes vitrées du Big C pour rentrer dans un univers climatisé poussant à la consommation m'a fait éprouver un bonheur superficiel intense.

On s'est vite jetées dans le supermarché pour découvrir tous les trucs rigolos qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Particularité : le moindre truc que tu as dans les mains, hormis le porte-monnaie (et encore, il ne faut pas qu'il soit trop imposant) est à déposer dans un casier. Super pratique si tu y oublies ta liste de courses.

La surprise au rayon viande/poisson : des grosses larves ! J'ai beau être très gourmande, je ne pense pas pouvoir un jour y goûter.


J'ai testé pour vous

Signer un contrat de location par terre

Payer quelques millions de dongs (bon, une fois qu'on sait que 1 EUR = 27 300 VND c'est moins impressionnant)

Et laisser notre charmante propriétaire tout recompter.

16 oct. 2012

Trouver une maison ? Easy !

On nous en a fait voir des vertes et des pas mûres. Entre les maisons "not finished yet", les "not totally furnished yet", et les 12m² qui se superposent sur 4 étages sans fenêtres, je commençais à revoir mes attentes à la baisse. Mais en fait, c'était juste les deux agents immobiliers qui étaient nuls. (Il était vraiment difficile de leur faire comprendre, par exemple, que malgré notre lieu de travail, nous souhaitions vivre en centre ville. Têtus comme des mules, ils nous emmenaient visiter des maisons pour 2 alors qu'on demandait pour 4 et ce dans des coins qu'on n'avait pas demandé, sinon ce n'est pas drôle.)

Oh, il y a bien un jour où nous avons visité une maison sublime, mais bizarrement la scène nous a un peu refroidies. La maison était habitée, entièrement. Avec des photos de familles, des jouets partout, des bibliothèques pleine à craquer, une maison qui vit ! Un peu interloquées, nous avons demandé :
"- Mais, vous êtes sûr qu'elle est à louer ? Il y a des gens qui vivent ici !
- Oui oui, mais ils peuvent bouger sans problème ! Si vous voulez, demain la maison est vide !"

Rassurez-vous, nous avons de suite refusé la charmante proposition. On m'a rassurée en me disant que souvent, ce ne sont pas des familles sans toit qui sont chassées comme des malpropres, mais bien le propriétaire qui a plusieurs maisons ou bien va vivre chez un parent pendant la durée de la location pour gagner des sous.

Et puis on a fini par la trouver, la maison de nos rêves.  5 chambres, un salon, 3 salles de bain, cuisine équipée (la proprio nous a tout acheté à neuf, même le rice cooker !) et une jolie terrasse ! On emménage le 9 mais on commence à payer le 20... La propriétaire est adorable, tout roule.
Ici tout est possible : j'entends par là visiter une maison vide et emménager deux jours plus tard dans cette même maison meublée, c'est possible voire même normal. Je vis avec Kim-Lin, Aurélie, Julie et notre 5e coloc est arrivée ce soir : Thuy.
Home sweet home

La cuisine

Ouh le joli salon

Nous étions très très euphoriques à la remise des clés mais en rentrant, une indésirable nous a remis les pieds sur Terre : une vilaine araignée ! Grosse ! Méchante ! Pas belle ! On l'a appelée Maïtika pour la rendre un peu moins gênante. Du moment qu'elle ne me surprend pas dans ma salle de bain, on réussira à s'entendre. On nous a défendu de la tuer : si elle disparaît, d'autres bêtes apparaissent. (Et comme les cafards de la maison me sont eux aussi très peu sympathiques, je laisse à Maïtika le soin de les dévorer.)
Des filles heureuses, avant la rencontre avec Maïtika.



Coucou Maïtika ! Pour des raisons évidentes, nous n'avons pas posé une main sur le carrelage pour vous donner une idée de l'échelle du monstre. Mais si jamais je retombe dessus (ce que je ne me souhaite pas) promis, je mets mon pied à côté.





6 oct. 2012

Bip bip, pouet pouet, mip miiiip

Première sortie de l'hôtel, premier klaxon dans les oreilles.

La ville regorge de vélos, motos, scooters, voitures, taxis, bus... autant vous dire que les piétons n'ont pas vraiment leur place dans cette jungle. Le seul petit cadeau, c'est que les camions n'ont pas le droit de circuler de jour. Déjà que les embouteillages de petits véhicules c'est impressionnant, alors je ne vous raconte pas si les 33 tonnes s'y mettaient.
Pour se faire respecter dans la marée motorisée, il faut abuser du klaxon ! En France quand ça klaxonne c'est qu'on est très mécontent,très impatient ou très con, n'est-ce pas ? Ici c'est quand on est sensé et qu'on ne veut pas se faire emboutir son véhicule. J'arrive dans une ruelle, je klaxonne. Je suis content, je klaxonne. Je veux doubler, je klaxonne. Je ne suis pas certain que mes voisins de route m'aient repéré, je klaxonne. Je m'ennuie un peu au volant, je klaxonne. Ça marche aussi avec les appels de phares, pour pimenter un peu le traintrain quotidien.
Comment se différencier des autres dans ce vacarme, pensez-vous ? Les vietnamiens ont pensé à tout : tuner son klaxon. Plutôt que de se fatiguer à appuyer 4 fois dessus, vous avez le klaxon qui résonne decrescendo une dizaine de fois, le klaxon "je suis un bateau qui quitte le port et je veux que le monde entier m'entende" ou encore le klaxon agressif et sournois qui fait mal aux tympans.

On s'y habitue... Mais quand même, quand on est quasiment seul dans une ruelle (ce qui est rare), qu'on a vu le pilote et qu'il voit qu'on l'a vu (du real eye contact) et qu'il klaxonne quand même, ça sent le défi à plein nez.

Alors l'autre challenge, c'est de traverser la rue. J'avais lu et entendu que le secret c'était de traverser en marchant lentement sans jamais s'arrêter. Il faut en fait visualiser la marée de motos comme un gros banc de poissons qui s'écarte autour d'un obstacle pour se reformer derrière. En l'occurrence l'obstacle c'est le piéton. Et bien ça marche ! Nous avons tenté notre première expérience avec Aurélie et Julie et nous n'étions pas peu fières d'avoir passé l'épreuve. Bon n'empêche qu'hier soir, c'est un vieux monsieur qui nous a aidées à traverser (hum, oui c'est le monde à l'envers) voyant notre embarras au milieu de la route à ne plus savoir à quel moment mettre un pied devant l'autre.

En fait ici ça marche au culot. Vidéos à l'appui très prochainement.






5 oct. 2012

Le voyage commence !

Départ le mardi 3 octobre de Paris. Après avoir déposé 34kg de bagages en soute je pouvais partir l'esprit serein vers Doha. Qatar Airlines tient ses promesses. A peine avions-nous décollé qu'on nous servait un snack . Puis un déjeuner bien complet. Puis un sandwich. Mais laissez-moi regarder mes films tranquille, bon sang ! Oui, parce que je suis un peu novice en vol long-courrier, et la liste de films, séries, programmes télé, musique, jeux m'a laissé un sentiment de frustration intense : pas assez d'heures de vol pour tout voir.

Navion !

Arrivés à Doha un peu avant minuit, nous voilà 15 Batikiens errant dans l'aéroport qui vit aussi bien le jour que la nuit : la plupart des vols passent en transit dans cet aéroport. Pas loin de 40 avions décollent la nuit. Nous n'avons pas résisté longtemps aux charmes du coin repos. Quelques heures de sommeil bien méritées, emmitouflés dans les couvertures de la compagnie et c'était reparti.

Dodo furtif à Doha...



Départ pour Bangkok aux aurores. Le soleil était déjà bien haut et la température très élevée (j'étais alors réglée sur les timides 14°C parisiens). Et rebelotte : petit déjeuner/déjeuner (le concept du croissant suivi d'un plat de poisson est très original), film, sieste, sandwich sur la tablette au réveil, sortie du livre pris exprès pour l'avion, lecture d'une demie page, resélection de film.

Tu me dis plateau + repas, et c'est Noël dans ma tête.

A Bangkok nous sommes restés cloitrés dans l'appareil pendant deux heures (mais avec des snacks et des films, le temps passe toujours plus vite, vous avez compris l'astuce) avant de repartir pour Hanoi. Un poil fatiguée après tant d'heures de voyage, j'ai posé un pied hors de l'avion et ai tout de suite ressenti l'humidité du climat. Une odeur de chien mouillé régnait dans le couloir qui rejoignait l'aéroport...

Une navette Batik est venue nous chercher pour nous emmener à l'hôtel. J'ai failli vexer le personnel en leur proposant de les aider à monter ma valise et celle de ma copine de chambre ! Ils ont monté nos valises sur les épaules et dans les bras (ben oui, 26kg sur l'épaule ça fait pas assez de défi perso, on rajoute un petit bagage de 10kg sur le bras, pour le fun). Nous nous sommes endormies comme des masses pour affronter les jours suivants : trouver un logement.


Doha au petit matin. Photo de Julie